Burn-out et mise en invalidité

Selon des statistiques recueillies en 2017, 36 % des travailleurs français ont déclaré avoir déjà fait un burn-out dans leur travail. Il s’agit d’une maladie qui affecte la santé psychologique et physique du travailleur au point de le rendre inapte au travail. Dans cet article, nous nous intéressons à ce sujet et vous proposons de tout savoir sur le burn-out.

Burn-out et mise en invalidité

Le burn-out c’est quoi ?

Le burn-out est un terme anglais utilisé régulièrement pour désigner « l’épuisement professionnel ». On dit d’un travailleur qu’il souffre d’épuisement professionnel, quand ce dernier se retrouve dans un état où il se sent épuisé aussi bien mentalement, émotionnellement que physiquement.

Aujourd’hui, aucun domaine de travail n’est épargné par les cas de burn-out. Les secteurs qui nécessitent un important engagement professionnel et un grand investissement personnel du travailleur sont les plus touchés. Cela s’explique par le niveau élevé des exigences du travail, ainsi que des rythmes de travail sans cesse frénétiques.

Cet état de choses engendre beaucoup de stress chez les travailleurs qui, à la longue, finissent par perdre toute leur ardeur au travail. Les symptômes fréquents liés au burn-out sont.

  • Des difficultés à mettre à profit des weekends, des congés et des temps de repos, pour refaire le plein d’énergie.
  • Une perte totale de confiance en soi et en ses capacités
  • Le développement de comportements asociaux ainsi qu’un manque d’engagement au travail

Est-il possible pour un travailleur en surmenage d’être mis en invalidité ?

La mise en invalidité désigne le fait pour un travailleur, d’être déclaré inapte au travail par un médecin habilité à le faire. Cette décision d’invalidité peut être due à une maladie professionnelle, à un accident non professionnel ou à une détérioration prématurée de l’état de santé du travailleur.

Le burn-out n’est pas reconnu comme étant une maladie professionnelle.

Cela s’explique par le fait que, selon la législation, pour qu’une pathologie soit déclarée maladie professionnelle, elle doit remplir deux conditions bien distinctes. La première est celle qui veut qu’il y ait un lien de cause à effet entre la pathologie et le travail de la personne souffrante.

La seconde est que la pathologie doit avoir pour conséquence une incapacité de travail d’au moins 25 %. Cette dernière condition est difficile à prouver notamment dans le cas du burn-out. En conséquence, le travailleur qui souffre de cette affection, ne peut être mis en invalidité.

Que faire donc en cas d’épuisement au travail ?

Selon l’article L.4121 du code de travail, tout employeur a l’obligation de prendre les dispositions nécessaires, afin de protéger l’intégrité physique et mentale de ses employés. Pour cela, il est du devoir de l’employeur de tout mettre en œuvre, pour que jamais ne surviennent des situations de burn-out au sein de son entreprise.

À défaut d’obtenir une mise en invalidité totale ou même partielle pour cause de burn-out, il est possible de voir son burn-out être considéré comme étant un accident de travail. Mais alors, certaines démarches doivent être suivies.

  • Faire un bilan de santé auprès de son médecin traitant
  • S’assurer que ce dernier identifie réellement des symptômes liés au burn-out et recommande un arrêt de travail
  • Faire part au service des ressources humaines de l’entreprise, des recommandations du médecin traitant
  • Informer également les institutions s’occupant des intérêts des travailleurs
  • Demander une consultation auprès du médecin de travail
  • En cas de réticence de l’entreprise, saisir l’inspection du travail

À présent, il revient aux employeurs de s’investir afin de réduire ces situations.