Épuisement professionnel chez l’infirmier : que faire ?

Le burn-out, plus connu en France comme le syndrome de l’épuisement professionnel (SEP), est un sentiment de forte dépression dans le domaine professionnel. Ce syndrome est reconnu depuis mai 2019 par l’OMS dans la classification internationale des maladies.

Si cette maladie est inhérente à toutes les professions nous allons particulièrement nous intéresser dans la suite à son impact dans le corps médical chez les infirmiers plus précisément. Lisez donc cet article pour en savoir plus !

Épuisement professionnel chez l’infirmier : que faire ?

Facteurs d’épuisement professionnel chez les infirmiers

  • Le travail de nuit

La première cause du SEP en milieu infirmier est relative au travail nocturne. En effet, il a été constaté que le travail de nuit avait pour conséquence d’augmenter des situations de stress, de favoriser le déséquilibre de la vie sociale et familiale. De même, le sommeil n’est pas régulier et suffisant.

  • Les longues gardes

En plus de déjà travailler la nuit, le personnel infirmier est souvent obligé d’enchaîner de longues heures de gardes, ce qui en soi est déjà un facteur de stress.

  • La complexité des cas

Les infirmiers sont soumis à de fortes pressions venant aussi bien des patients que leurs collègues. Ils doivent être minutieux et rapides à la fois, l’état du patient en dépend.

Des symptômes variés de surmenage

Le burn-out se manifeste par des troubles aussi bien psychologiques que physiques.

Mentalement, l’infirmier ressent une fatigue intellectuelle intense et un manque d’empathie envers le patient. Il devient colérique, rigide et grincheux. Il est au travail non plus par amour du métier mais par obligation.

Il a le sentiment de n’être plus à sa place et de n’avoir rien accompli. Physiquement, on observe une fatigue générale, des courbatures, des insomnies, des céphalées et des migraines.

Prévenir le burn-out

  • Pratiquer une activité physique régulière

C’est la solution première. L’impact d’une activité physique régulière sur le stress n’est plus à démontrer. De plus en plus on parle de APA (Activité Physique Adaptée). Faire du sport vous permettra de vous évader, de lutter contre le stress et la fatigue corporelle.

  • Prendre des congés

Ce n’est pas pour rien que le mot congé existe. Il est très important de prendre des congés et de s’éloigner quelque temps de l’environnement professionnel. Profiter de vos congés pour changer d’air, et vous occuper de votre famille et sortir avec des amis.

  • Faire la part des choses

Il est important de cloisonner son esprit entre travail et vie personnel. Mettre une distance votre boulot vous permettra de ne pas ramener le stress du travail à la maison.

  • Sortir entre collègue

Aller en boîte avec des collègues ou organiser des groupes de sport permettent de développer des liens sociaux avec entre collègues. Cela permettra d’instaurer une atmosphère plus paisible et conviviale au travail.

Traitement à adopter

Lorsqu’il est avéré qu’un employé souffre d’un épuisement professionnel, le médecin de travail est alors chargé de prescrire un arrêt de travail. Si ce dernier le juge nécessaire, il peut même référer l’infirmier souffrant du SEP chez un psychiatre. Le traitement peut être à la fois médicamenteux et non médicamenteux.

Médicamenteux surtout dans le cadre de la prescription d’antidépresseur qui va permettre au patient de mieux dormir et donc de récupérer.

Implications de l’administration

Les administrations des structures médicales doivent aussi jouer un rôle prépondérant dans la lutte contre le burn-out, notamment en mettant sur pied des horaires plus flexibles et plus alternées.

Voilà, si vous souffrez du Syndrome d’Épuisement professionnel, vous savez quoi faire pour en soulager.